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Cessez-le-feu à Gaza après le plus grave accès de violence depuis 2014

Un grave accès de violences de deux jours qui a réveillé le spectre de la guerre dans l’enclave

Aucune confirmation n’a été obtenue du côté israélien, qui se garde généralement de corroborer de telles trêves.

Mais alors qu’approchait le début du mois sacré du ramadan, les tirs de roquettes palestiniennes et les frappes de représailles israéliennes qui avaient secoué les villes israéliennes riveraines de Gaza et l’enclave elle-même depuis samedi ont effectivement cessé avant la levée du jour à l’heure du cessez-le-feu indiquée par les responsables.

Après deux jours de tensions, qui ont tué quatre personnes côté israélien et 23 Palestiniens, le voisin égyptien, intermédiaire traditionnel entre Palestiniens et Israël à Gaza, a forgé un accord de cessation des hostilités, ont dit sous couvert d’anonymat un responsable du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza et un autre responsable du Jihad islamique, deuxième force dans le territoire et autre ennemi juré d’Israël.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, ainsi que les villes israéliennes voisines ont été le théâtre pendant deux jours de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de 2014, faisant redouter un quatrième conflit entre les parties depuis 2008. Des centaines de roquettes tirées par le Hamas et le Jihad islamique se sont abattues sur Israël, qui a riposté par des centaines de frappes contre des objectifs ainsi que des combattants des deux groupes.

Quelque 690 roquettes ont été tirées depuis samedi de Gaza, dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon un décompte de l’armée israélienne.

L’aviation et l’artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique à travers la bande de Gaza, visant des combattants des groupes armés, des ateliers de fabrication de roquettes, des entrepôts d’armes, des positions et des bases militaires ainsi qu’un tunnel du Jihad islamique débouchant en Israël ou encore des immeubles abritant des bureaux du Hamas.

Sur les 19 Palestiniens tués au cours de la seule journée de dimanche, neuf ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique.

Parmi eux figure Hamad al-Khodori, 34 ans, présenté par la branche armée du Hamas comme un de ses commandants et par l’armée israélienne comme un responsable des transferts d’argent iranien à destination du Hamas et du Jihad islamique. L’armée israélienne a ouvertement revendiqué son élimination ciblée.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné dimanche la poursuite de “frappes massives” et l’envoi de renforts militaires autour de la bande de Gaza.

Peu après, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, annonçait le déploiement au Moyen-Orient du “porte-avions et groupe aéronaval USS Abraham Lincoln et d’une force de bombardiers” tout en précisant qu’il s’agissait d’un “message clair et indubitable” à l’Iran.

“Toute attaque contre les intérêts des Etats-Unis ou contre ceux de nos alliés rencontrera une force implacable”, a-t-il dit dans un communiqué à l’adresse du régime iranien, sans toutefois donner davantage de détails.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyé, avait cependant indiqué dans une déclaration dimanche soir qu’un “retour à une accalmie (était) possible” si Israël s’engage à observer un “cessez-le-feu total”. Sans cela, on risque “plusieurs cycles de confrontation”, a-t-il ajouté.

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