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Les États-Unis lèvent une partie des restrictions visant Huawei

Moins d’une semaine après avoir mis Huawei au ban, officiellement pour des raisons de sécurité nationale, l’administration américaine rétropédale un peu et offre un sursis de trois mois à l’entreprise chinoise de télécommunication.

Le département américain du Commerce autorise Huawei à conserver ses réseaux existants jusqu’au 19 août. Il l’autorise aussi à fournir des mises à jour logicielles pour les consommateurs américains en possession d’un téléphone de la marque.

L’administration n’annule pas la sanction mais elle juge ces trois mois de sursis nécessaires pour que l’entreprise chinoise et ses partenaires commerciaux américains puissent s’adapter. Le département du Commerce a indiqué qu’il étudierait la possibilité de prolonger ou non ce délai au-delà de 90 jours.

Huawei est « prêt » à faire face

Mais du côté du géant chinois, le fondateur de Huawei a répété ce mardi que le groupe s’était préparé à l’interdiction de la Maison Blanche, rapporte notre correspondant à PékinStéphane Lagarde. « Ce délai de 90 jours n’a pas de sens pour nous, a insisté ce matin Ren Zhengfei. Nous n’avions pas besoin de ces trois mois supplémentaires, nous sommes prêts ».

Et la botte secrète de Huawei face à la menace existentielle que constituent les restrictions américaines pourrait être un système d’exploitation (OS), remplaçant maison d’Android, du nom de « Hong Meng » selon le compte officiel We Chat de « l’Institut de recherches du sang bleu », l’un des labos high-tech du groupe.

Lors de la conférence de presse donnée au siège du groupe à Shenzhen, le fondateur et directeur général de la marque au tournesol en a profité pour remercier les personnels du groupe : 5 000 employés sont restés mobilisés pendant les vacances de la fête traditionnelle du printemps en février dernier pour se préparer aux mesures de Washington.

Des remerciements également adressés aux les entreprises américaines qui ont « contribué au développement de Huawei » tentant « de convaincre le gouvernement américain de ne pas prendre de sanctions ». Une allusion notamment aux fabricants de semi-conducteurs américains sur lesquels s’appuient les équipements de télécommunications 5G Huawei, des sociétés basées aux États-Unis qui collaborent depuis de longues années avec le groupe chinois.

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